Mobilité durable : bons et mauvais élèves parmi les villes françaises

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Un baromètre de la mobilité durable dans plusieurs villes françaises a été publié par Greenpeace, l’organisation non gouvernementale de protection de l’environnement présente dans plus de 55 pays à travers le monde.

Si l’objectif de cette étude est d’encourager toutes les alternatives en faveur de la protection de l’environnement et de mesurer la limitation de la circulation de véhicules polluants, d’autres critères tels que la qualité du réseau cyclable sont généralement pris en compte pour juger de la performance d’une ville.

Dans cet article, nous vous indiquons les bons et mauvais élèves parmi les villes françaises en matière de mobilité durable.

Quelles sont les villes françaises les plus écolos ?

Selon le classement Greenpeace, Paris, Strasbourg et Nantes viennent en tête de liste. Ces villes se démarquent des autres par les efforts qu’elles consentent depuis un certain temps pour le bien-être des populations.

Paris entend se voir décerner au bout de quelques années, la palme de la ville française la plus écolo. À cet effet, certaines dispositions sont prises par les autorités municipales. On pense par exemple à la politique de limitation des véhicules les plus polluants qui prévoit une zone de circulation restreinte pour les voitures les plus anciennes. De plus, les projets « zéro véhicule diesel en 2024 » et « zéro véhicule essence en 2030 » vont certainement être mis en œuvre dans le cadre du nouveau plan climat élaboré.

Contrairement à Paris qui a pris du retard sur le concept de vélo, la ville de Strasbourg a développé depuis une trentaine d’années une politique favorable à l’expansion du vélo. Il s’agit de six cents kilomètres de pistes cyclables, de dix-neuf-mille arceaux de stationnement et une part modale du vélo estimée à 16 %. Cependant, en dépit de toutes ces actions, certaines voix, en l’occurrence les associations locales de cyclistes, qualifient tout de même cette politique d’assez moyenne en comparaison d’initiatives similaires qui ont court dans de nombreuses villes d’Europe.

La ville de Nantes est surtout cotée pour la qualité de ses transports en commun. Des mesures ont été prises pour permettre aux personnes résidant en zones périphériques d’emprunter les transports collectifs pour rallier en toute sécurité le centre-ville. Mais, selon l’association nantaise Déplacements Environnement (ANDE), quelques aménagements doivent être prévus afin de réduire la capacité de stationnement dans les zones d’activité.

Les villes françaises les moins engagées sur la mobilité durable

Si Bordeaux est considérée comme une élève timide, Marseille, Nice et Montpellier se retrouveraient en queue de peloton selon Greenpeace. L’ONG précise dans son rapport que sur l’ensemble des quatre critères retenus pour juger de la performance des villes en matière de mobilité durable, à savoir : restrictions sur les voitures polluantes, renforcement de l’offre de transports en commun, mise en place d’un réseau express vélo et incitations au changement des comportements, aucun n’a été suffisamment rempli.

Les résultats démontrent qu’une place trop importante est attribuée à la voiture dans les déplacements en centre-ville et dans la périphérie. Ainsi, des efforts conséquents doivent être consentis par les autorités municipales pour préserver la vie des habitants résidents dans ces zones et réduire plus globalement le taux de mortalité qui amorce une courbe inquiétante chaque année.

L’étude a été conduite sur douze des plus grandes agglomérations françaises. Le constat est que très peu de villes se sont engagées sur une sortie des véhicules diesel et essence.

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