Se déplacer

Réhabilitation de la marche à pied, développement de modes de circulation douce tels que le vélo, la trottinette ou le roller, succès du tramway, promotion des transports en commun, remise en cause des services de taxi classiques, essor du covoiturage, de l’auto-partage, des systèmes de vélos en libre-service… chaque jour, en ville, de nouvelles pratiques émergent sous nos yeux, dessinant les contours d’une mobilité urbaine radicalement différente de tout ce que nous connaissions.

Nous parvenons, chacun le pressent, à la fin du paradigme de la voiture individuelle hérité du XXème siècle, qui n’est plus adapté au contexte actuel. L’exigence d’une qualité de vie meilleure, débarrassée de nombreuses heures de transport pour se rendre au travail ; le réchauffement climatique et l’augmentation de la pollution de l’air urbain, qui nous contraignent à inventer de nouveaux modes de transport « propres » ; mais également l’essor des nouvelles technologies, qui font naître de nouveaux usages et de nouveaux modèles économiques, font exploser la hiérarchie traditionnelle des moyens de transport urbains.

Une ville sans voiture est-elle possible ? Quels sont les nouveaux usages et services qui devraient émerger dans la décennie à venir ? Mais aussi et surtout, comment rendre la ville de demain fluide et facile pour tous ses habitants ?

La réflexion autour de la mobilité doit en effet prendre en compte le phénomène de la démobilité. Quelles solutions promouvoir pour ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas/plus se déplacer, pour des raisons de coûts, d’accessibilité, de signalétique, de sûreté ? À l’heure où se réinventent tous nos modes de déplacement urbains, ce n’est pas tant d’innovation technique et technologique dont nous avons besoin, que d’un regard socialement inclusif sur nos villes et la diversité des vies qu’elles abritent.